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Max Robin
Le premier plan de White Dog est tout noir : c’est le tunnel obscur où roule la jeune Julie Sawyer (Kristy McNichol), qui heurte un chien errant en vadrouille, un gros chien tout blanc qu’elle va conduire illico à la clinique vétérinaire la plus proche. Ce chien-là est l’argument du film et son héros : mi-tendre mi-féroce, il est tantôt…
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Max Robin
Buster Keaton était-il un homme heureux à la fin de sa vie d’artiste, avant de mourir en 1966 à Hollywood ? On peut l’imaginer, à lire ces trois cents pages denses qui ignorent la mélancolie et l’aigreur, et sont à peine empreintes d’un brin de nostalgie envers "ces Années folles où nous nous amusions follement à tourner des films fous".…
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Max Robin
The Story of G.I. Joe est-il un film de propagande ? Peut-il, s’il en est un, constituer dans le même temps une vision réaliste de la vie de la troupe américaine lors des campagnes d’Afrique du Nord et d’Italie ? Réalisé en 1944 avec d’authentiques soldats rescapés du front (ils seront pour la plupart décimés dans le Pacifique quelques mois plus tard), ce…
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Max Robin
Charulata est une femme d’intérieur. Non pas qu'elle s’épuise à des tâches ménagères, ses journées dans sa villa patricienne à Calcutta étant plutôt désœuvrées... Non, Charulata est une femme de l’intérieur : recluse dans la maison attenante à l’imprimerie où son époux édite un journal d’opinion, elle vit à l’intérieur d’elle-même. Dans les livres, ceux qu’elle lit puis ceux qu’elle écrit, dans…
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Max Robin
Réalisé à la suite de Charulata, Le Lâche met en scène le même couple d’acteurs et raconte à nouveau une histoire d’amour empêché. Mais celle d’Amit, le scénariste rongé par le remords, et de Karuna, qui méprise son amant de jeunesse, n’a guère convaincu la critique lors de sa sortie – pas plus que les exégètes d’aujourd’hui, qui ne voient…
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Max Robin
Adapté d’une pièce de théâtre créée par Charles Boyer et Michel Simon deux ans plus tôt, Le Bonheur (1935) n’a rien du théâtre filmé, et s’en éloigne d’autant plus qu’il est un superbe film sur le cinéma. Marcel L’Herbier ne se prédestinait pas au septième art, qui de son propre aveu « n’était pas son genre » ; d’où peut-être…
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Max Robin
Lorsqu’il tourne Le bonheur est pour demain en 1960, Jacques « Igelin », tel que crédité au générique de cette unique fiction du documentariste Henri Fabiani, est bien trop novice pour se comparer aux jeunes premiers qui ont le vent en poupe à l’époque – Sami Frey, qui donne la réplique la même année à Bardot dans La Vérité (1960),…
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Max Robin
Vingt ans après la mort de Gian Maria Volonté, le "Bifest", le festival du film de Bari, lui rendra hommage dans un "festival dans le festival", où la carrière de l’acteur de Francesco Rosi, de Comencini, de Sergio Leone mais aussi de Godard (Le Vent d’est, en 1970), Melville (Le Cercle rouge) ou encore André Delvaux (L’Œuvre au noir) sera…
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Max Robin
« Pourquoi n’as-tu jamais écrit ? Pourquoi as-tu préféré t’humilier en te faisant passer pour un acteur de cinéma ? » Lecteur de Rousseau, d’Emerson, de Melville et de Marx, Sterling Hayden commence sa carrière au cinéma en 1940 à l’âge de 24 ans. Mais c’est en écrivain qu’il rêve sa vie et, dans cette autobiographie au long cours publiée en 1963, qu’il ratiocine…