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Fabien Reyre
À force d'engranger des dollars et de récolter des Oscars, le biopic à l'américaine devait bien arriver chez nous. Le genre, habituellement réservé aux chaînes de télé qui peuvent se payer le luxe de grandes sagas en deux ou trois parties, est un concept trop juteux pour ne pas affoler l'esprit des financiers. Le biopic, c'est la possibilité d'attirer les…
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Fabien Reyre
Hasard du calendrier, deux films autour de deux grands photographes sortent sur les écrans à quelques semaines d'intervalle. Après le ratage de la « biographie romancée » sur Diane Arbus par Steven Shainberg (Fur) arrive donc aujourd'hui un étrange documentaire consacré à William Eggleston, unanimement célébré dans le monde entier non seulement pour la qualité de ses œuvres, mais également…
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Fabien Reyre
Il n'y a pas à dire mais décidément, dans les banlieues américaines, on se fait vraiment chier. En tout cas s'il l'on en croit le cinéma US, qui ressasse jusqu'à plus soif l'éternel bovarysme des bourgeoises engoncées dans leurs pavillons qui rêvent d'un avenir plein de sexe loin de leurs beaufs de maris, ou des dits maris lassés de voir…
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Fabien Reyre
Qui était Diane Arbus ? L'une des photographes américaines les plus importantes du siècle dernier, dont les portraits bouleversants d'une « autre » Amérique, celle des marginaux, des freaks, de tous ceux qui mènent une existence hors norme, ont bouleversé le monde de la photographie des années 1950-60. Aujourd'hui encore, regarder les clichés de Diane Arbus, c'est accepter une frontalité…
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Fabien Reyre
« Pour vivre heureux, vivons nombreux ! » : ce pourrait être l'adage de Pascal Thomas qui, pour son quinzième long métrage, entraîne Mathieu Amalric, Laetitia Casta et Pierre Arditi dans une comédie joyeusement anarchique (et un brin anarchiste) sur la communauté et les individualismes qui en résultent forcément. Hélas, le désordre au cœur du film imprègne la pellicule jusque…
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Fabien Reyre
French comedy is not dead. À ceux qui pensent, à juste titre, que l'humour français se résume aujourd'hui à la beauferie assumée des Bronzés, Camping et autres Comme t'y es belle, monuments de cynisme destinés à remplir les tiroirs-caisses tout en vidant les cerveaux, quelques irréductibles amoureux du rire pas con creusent leur sillon et, bonne nouvelle, rencontrent le succès…
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Fabien Reyre
Indigènes l'a propulsé sur le devant de la scène, mais Roschdy Zem n'a pas attendu son prix d'interprétation cannois pour prouver qu'il est l'un des comédiens français les plus importants de sa génération : de ses petits rôles chez Téchiné à son premier grand chez Xavier Beauvois (N'oublie pas que tu vas mourir, 1995), Zem a creusé son sillon dans…
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Fabien Reyre
La dernière fois que Paul Verhoeven a donné de ses nouvelles, c'était avec Hollow Man en 2000, piètre adaptation à laquelle le cinéaste hollandais fut bien incapable d'apporter un peu de chair. D'une carrière américaine en dents de scie, on retiendra surtout Basic Instinct en 1992 – thriller surestimé et plagié jusqu'à plus soif – et la débâcle Showgirls en…
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Fabien Reyre
Au moment où Clint Eastwood, Brian De Palma, Martin Scorsese et Woody Allen sortent leurs nouveaux films, qu'en est-il de la nouvelle génération de cinéastes américains ayant grandi à l'ombre de ces géants aujourd'hui fatigués? Mémoires de nos pères, Scoop, Le Dahlia noir, Les Infiltrés: cet automne encore, le cinéma américain déploie ses films les plus prestigieux en attendant patiemment…
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Fabien Reyre
Un film en provenance du Paraguay distribué dans les salles françaises, ce n'est pas si fréquent. C'est même un euphémisme : le dernier film réalisé en 35mm au Paraguay et sorti en salles (et en l'occurrence, même pas en France !) date des années 1970 ; il s'agissait d'un long métrage entièrement approuvé par le régime dictatorial du président Alfredo…
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Fabien Reyre
On ne change pas une équipe qui gagne : Woody refait donc équipe avec Scarlett pour un film qui se présente comme l'antithèse de Match Point. On retrouve dans Scoop les rues de Londres, l'aristocratie anglaise et la sensualité résolument cinégénique de l'actrice, mais cette fois au profit d'une de ces comédies qui ont fait le succès du cinéaste. On…
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Fabien Reyre
Pour sûr, Guillaume Canet est volontaire et appliqué. Ne le dis à personne, son second film de réalisateur après Mon idole en 2002, place la barre très haut: signer un thriller ambitieux, héritier d'une tradition scénaristique et visuelle très américaine, en lorgnant tout particulièrement vers le maître absolu en la matière, Alfred Hitchcock. Pas sûr, hélas, que celui-ci aurait apprécié…
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Fabien Reyre
Scénariste pour Maurice Pialat (Police), Claude Sautet (Quelques jours avec moi, Un cœur en hiver, Nelly et Monsieur Arnaud), Anne Fontaine (Augustin roi du kung-fu, Comment j'ai tué mon père, Nathalie...) ou encore tous les films de Nicole Garcia, Jacques Fieschi est de ces collaborateurs précieux à la plume fine que les réalisateurs s'arrachent. Une rareté dans le cinéma français,…
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Fabien Reyre
2027: la planète a cédé au chaos. Seule la Grande-Bretagne a pu résister à l'autodestruction en se repliant derrière un régime totalitaire, qui gère par la violence les flux massifs de réfugiés de tous les pays, parqués dans des zones de non-droit. Et la survie de l'humanité est gravement menacée par l'incapacité inexpliquée des femmes à donner la vie: la…
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Fabien Reyre
Dans Paris, il y a Guillaume, un garçon trop sensible qui ne se remet pas de la fin d'une histoire d'amour un peu borderline ; Jonathan, son frère, qui papillonne de fille en fille dans les rues de la capitale ; leur père, très inquiet quant à l'avenir de ses deux fils ; et leur mère, constamment réfugiée derrière ses…
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Fabien Reyre
Le Diable s'habille en Prada appartient à cette famille de comédies destinées à un public quasi-exclusivement féminin dont Working Girl (1988), comédie-bilan de l'Amérique reaganienne réalisée par Mike Nichols, semble être le prototype : une jeune femme, lâchée dans un milieu hostile, va traverser de nombreuses épreuves avant de trouver l'amour/la reconnaissance sociale. Si une multitude de clones a pollué…
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Fabien Reyre
Si l'on excepte Le Bon Plaisir de Francis Girod en 1983 et le beau portrait sur les derniers jours de Mitterrand par Robert Guédiguian (Le Promeneur du Champ-de-Mars, il y a deux ans), les arcanes du pouvoir semblent faire peur au cinéma hexagonal, comme si fiction et politique ne faisaient pas bon ménage. Une prudence toute culturelle : là où…
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Fabien Reyre
Difficile de se faire une idée précise du cinéma de Xavier Giannoli à l'heure de ce troisième long métrage, après l'intense et très réussi Les Corps impatients (2003) et Une aventure (2005), polar boursouflé malgré de belles ambitions formelles. Quand j'étais chanteur, présenté cette année à Cannes, s'est perdu dans une sélection française peu cohérente, coincé entre la radicalité de…
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Fabien Reyre
"On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille..." : la chanson a beau être française, elle pourrait bien être le mot d'ordre de nombreux cinéastes américains qui, de Todd Solondz (Happiness, Palindromes) à Noah Baumbach (Les Berkman se séparent) en passant par Sam Mendes (American Beauty), Wes Anderson (La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique) et Ang Lee (Ice…
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Clément Graminiès, Fabien Reyre, Ariane Beauvillard
Après un été assez médiocre du point de vue des sorties avec son lot de surprises plus ou moins grandes comme Mon nom est Tsotsi, et son lot d'échecs plus ou moins attendus comme Superman Returns, le mois de septembre annonce une rentrée riche en promesses et en attentes en tous genres. La fin du mois d'août rognait déjà sur…