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Fabien Reyre
Jirô Taniguchi est l'un des auteurs japonais les plus admirés et respectés à l'étranger : ses mangas les plus connus, Le Journal de mon père et Quartier lointain, ont contribué à légitimer un style trop souvent décrié et considéré, à tort, comme exclusivement réservé à un public adolescent. On pourrait rapprocher les œuvres de Taniguchi des romans graphiques américains, mais…
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Fabien Reyre
Une voiture s'avance dans le désert brûlant. Elle s'immobilise, le coffre s'ouvre, un type en sort. Il débite un monologue face caméra, puis repart. De l'autre côté, une bande de spectateurs venus on ne sait d'où. Munis de jumelles, ils sont venus assister à un spectacle, mais de quoi s'agit-il exactement ? Au loin, quelque chose bouge : un pneu,…
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Fabien Reyre, Matthieu Santelli, Arnaud Hée
Longtemps tout-puissant, disons tout au long d'un XXe siècle dont il fut l'art emblématique, le cinéma a dominé et structuré les imaginaires, guidé, pour le meilleur et pour le pire, les représentations du monde. Il est certain que dans l'ère multimédia qui n'a cessé de s'affirmer depuis les années 1970, la cinématographie produit des images au sein d'un flux d'une…
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Fabien Reyre
Dans la famille des sous-genres cinématographiques qui comptent de fervents aficionados et une poignée de petites merveilles, le film "de potes" possède une saveur particulière. Quand il est bien mitonné, sa capacité à saisir en quelques scènes et une demi-douzaine de personnages une ambiance, un ton qui évoquent toute une génération font de lui, instantanément, un film culte que l'on…
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Fabien Reyre
D'un film à l'autre, David Fincher tisse des liens entre ses œuvres et construit mine de rien une filmographie tout à fait cohérente. Zodiac était une version "adulte" du foutraque Se7en, un hommage au cinéma des années 1970 qui reprenait les codes de son premier succès pour en donner une interprétation plus complexe, plus ambitieuse aussi (c'est, de loin, son…
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Fabien Reyre
On a souvent reproché à Woody Allen de se répéter indéfiniment de film en film, d'user ses thèmes fétiches jusqu'à la corde et de compenser une inspiration en berne par des castings luxueux. On ne saurait donner totalement tort à ses détracteurs, mais l'attaque est aussi idiote que vaine : désormais hors du temps, résolument unique dans son fonctionnement, ses…
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Fabien Reyre
La comédie romantique américaine aurait-elle encore un avenir ? L'an dernier, Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt illuminaient (500) jours ensemble, sympathique bluette de Marc Webb qui mettait un peu de sel dans une recette devenue fadasse. On ne cesse de le répéter, mais le genre fait grise mine depuis Quand Harry rencontre Sally (1989) et Quatre mariages et un enterrement…
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Fabien Reyre
L'idée au cœur d'Homme au bain (faire basculer une star du X dans le cinéma traditionnel) n'a rien de bien neuf, mais elle fascine à chaque fois. Elle se double ici d'une spécificité inédite : l'acteur en question s'appelle François Sagat, vedette internationale incontestée – et aujourd'hui "retraitée" – du porno gay, autant dire un genre dans le genre peu…
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Fabien Reyre
Le succès incompréhensible de Paranormal Activity a rappelé aux producteurs hollywoodiens en mal d'idées neuves qu'il y a une vie et des dollars après les vampires, les loups-garous et autres zombies qui trustent les films, séries télé et romans de gare jusqu'à l'overdose. Fatigué par l'omniprésence dans les médias des acteurs de Twilight ou True Blood, le public américain friand…
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Fabien Reyre
Peut-être existe-t-il quelque part un réalisateur brûlant d'impatience à l'idée de porter à l'écran la vie trépidante des Spice Girls. Après tout, les cinq bécasses ont dominé le monde de la pop pendant quatre courtes années et ont définitivement imprimé leur empreinte dans l'inconscient collectif, à défaut de l'histoire de la musique. Car en matière de biopic, il n'y a…
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Fabien Reyre
L'affaire fit grand bruit : en 1996 à Tibhirine, en Algérie, sept moines cisterciens sont enlevés ; on ne retrouvera leurs têtes que quelques jours plus tard. Officiellement attribués au GIA, les meurtres ne furent jamais vraiment élucidés : plusieurs thèses s'affrontent encore aujourd'hui, l'une d'entre elles mettant en cause une bavure de l'armée algérienne. Des hommes et des dieux,…
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Fabien Reyre
Que faire de sa foi lorsque le désir pointe le bout de son nez ? C’est, en substance, le thème de ce premier film de Katell Quillévéré, petit événement de la Quinzaine des Réalisateurs cette année. Un joli coup d’essai pas exempt de défauts, mais qui parvient à maintenir un bel équilibre entre rigueur (formelle), austérité (scénaristique) et fraîcheur (des…
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Fabien Reyre
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Yann Samuell est un réalisateur constant dans ses choix scénaristiques et esthétiques. Ceux qui se souviennent avec peine de l'affreux Jeux d'enfants (2003), comédie plongée dans le formol où Guillaume Canet et Marion Cotillard interprètent des amis d'enfance qui passent leur vie à jouer à "Je t'aime, je te hais", reconnaîtront dans…
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Fabien Reyre
Un pull rayé, un chapeau mou, un gant surmonté de griffes acérées et le visage brûlé : lorsque la silhouette de Freddy Krueger apparaît pour la première fois en 1984 dans Les Griffes de la nuit, personne ne se doute encore que le cinéma américain vient d'enfanter l'une des créatures les plus terrifiantes de son bestiaire de freaks sanguinaires. À…
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Fabien Reyre
À la sortie du joli Les Berkman se séparent en 2006, chronique en partie autobiographique de la dislocation d’une famille d’intellectuels dans le Brooklyn des années 1980, Noah Baumbach offrait un intéressant contrepoint à La Famille Tenenbaum de Wes Anderson. En opposant aux sublimes génies dépressifs issus de l’imagination fertile de son comparse une famille tout aussi dégénérée, mais plus…
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Fabien Reyre
On ne saurait trop définir ce qu'il y a de plus attachant chez Michel Gondry. Sans doute est-ce cette extraordinaire liberté créative, qui lui permet de passer d'un mélo fantastique désormais culte (Eternal Sunshine of the Spotless Mind) à un concert movie de hip-hop (Block Party), d'un journal intime bizarroïde (La Science des rêves) à une comédie-hommage au cinéma de…
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Fabien Reyre
"Sept fois à terre, huit fois debout" : la formule est belle et résume bien le film et ses protagonistes, qui encaissent les coups avec une relative sérénité et trouvent toujours le moyen de rester (plus ou moins) d'aplomb après chaque nouveau revers. Elsa (Julie Gayet) cumule les petits boulots, tente tant bien que mal de ne pas se faire…
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Fabien Reyre
Lorsque Pascal Boucher a proposé à Bernard Gainier de le filmer pendant plusieurs mois, le paysan caustique lui a rétorqué qu'il allait perdre son temps. Mais comme le réalisateur l'indique lui-même, peut-être était-ce précisément ce qu'il souhaitait : perdre son temps, ou peut-être la notion du temps ; oublier notre XXIe siècle naissant pour se laisser guider dans le pays…
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Fabien Reyre
Adapté d'un roman de la poétesse new-yorkaise Sapphire paru en 1996, Precious débarque en France précédé d'une rumeur flatteuse : présentation triomphale à Sundance (Prix du jury, Prix du public, meilleure actrice), pluie de nominations aux Golden Globes et aux Oscars, Prix du public au festival de Toronto et Prix du jury à Deauville, presse dithyrambique et concert de louanges…
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Fabien Reyre
Lorsque Tom Ford présente A Single Man au Festival de Venise 2009, les mauvaises langues persiflent et l'ensemble de la profession aiguise ses couteaux. Le monde du cinéma n'accorde que peu de crédit aux transferts de compétences, et voir le controversé couturier s'inviter, dès son premier long métrage, dans la compétition d'un des plus grands festivals de cinéma au monde…