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Chloé Cavillier
Le festival Côté Court présentait cette année encore un large éventail de films (plus d’une centaine), donnant un aperçu du court métrage dans toute sa diversité. S’il n’était pas toujours aisé de saisir la logique inhérente à certains programmes, force est de constater que le mélange n’était jamais aussi fructueux que lorsqu’il s’effectuait à l’intérieur même des films. Les meilleurs…
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Chloé Cavillier
Les premiers cartons de Mad Love in New York défilent sur les images de deux junkies à la rue, Harley (Arielle Holmes) et Ilya (Caleb Landry Jones), qui s’étreignent à même le sol dans un flot de notes aquatiques et extra-terrestres composées par Isao Tomita. Leurs visages exsangues et leurs ongles noircis par la crasse sont les stigmates de leurs…
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Chloé Cavillier
The Mountain s’ouvre sur le corps figé d’une patineuse tournant sur elle-même. À l’image des figures lobotomisées qui traversent le film, la jeune femme semble inconsciente. Cette opposition entre le mouvement et la fixité réapparaît lorsqu’un groupe de patineuses effectue une chorégraphie autour du portrait d’Udo Kier, ou quand Denis Lavant s’agite au milieu d’un cercle de patients immobiles. Dans…
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Chloé Cavillier
Quelque part entre le Pôle Nord et Paris, La Famille Addams et un film d’animation japonais, J’ai perdu mon corps est un conte à la fois cruel et candide dont les paradoxes émerveillent. Il réussit haut la main un pari pourtant difficile : rendre captivant et émouvant le périple d’une simple main, qui n’a ni voix ni visage. C'est que…
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Chloé Cavillier
Parmi les courts métrages présentés à la Semaine de la Critique, au moins trois d'entre eux mettent en scène des personnages en conflit avec le monde des adultes, portant à chaque fois un regard différent sur l'adolescence. La comédie Mardi de 8 à 18 de Cécilia de Arce prend par exemple place entre les murs d'un collège, lieu exorcisant ce…
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Chloé Cavillier
Alors que son intrigue pourrait laisser présager un film de survie, empreint de drame et de suspense, Lillian d'Andreas Horvath se révèle étonnement minimal. Cette simplicité n’est sans doute pas étrangère à son approche documentaire : basé sur l’histoire vraie d’une femme qui a traversé les États-Unis à pied pour rentrer dans sa Russie natale, il a été tourné par…
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Chloé Cavillier
À mi-chemin entre le cinéma de Wes Anderson et celui des frères Larrieu, Perdrix se présente comme une comédie d’auteur, singulière et fantaisiste, dont la principale erreur est de penser que composer un cabinet de curiosités suffit à constituer une œuvre véritablement originale. Le film, qui voit au départ Juliette (Maud Wyler) s’installer avec la famille du gendarme Pierre Perdrix…
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Chloé Cavillier
À l'issue de la projection d'On va tout péter, où les ouvriers GM&S sont montés sur scène, une émotion s’est emparée du Théâtre Croisette face la réunion de deux mondes a priori séparés, ceux de l’usine à rêves et de l’usine automobile. Si l’apparition a eu autant d’effet, c’est aussi parce qu’elle prolongeait ce qu’il y a de plus réussi…
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Chloé Cavillier
Dès son ouverture, où l’on voit la tête décapitée d’une femme se désolidariser lentement du reste de son corps, Meurs, monstre, meurs prend plaisir à nous montrer frontalement l’horreur. La mise en scène d’Alejandro Fadel insiste tout autant sur les crimes suivants qui, aux dires d’un fou, seraient l’œuvre d’une bête mystérieuse. Dans ce coin désolé de la Cordillère des…
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Josué Morel, Chloé Cavillier
Avant d'être nommé en mars 2018 à la tête de la Quinzaine des réalisateurs, Paolo Moretti a collaboré à la programmation de nombreux festivals et institutions tels que le Centre Pompidou, la Mostra de Venise ou encore le Festival international du film de La Roche-sur-Yon. À deux semaines du Festival de Cannes, nous l’interrogeons sur sa conception de la Quinzaine,…
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Chloé Cavillier
Je vois rouge s’apparente à un magma visuel composé d’archives datant de l’ère communiste, de photos de famille et de conversations sur Skype. Cette impression de foisonnement est renforcée par la présence récurrente de cadres dans le cadre et la démultiplication des points de vues, la réalisatrice évoluant sans cesse du statut de filmeuse à filmée. Outre la richesse et…
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Chloé Cavillier
Depuis l’intérieur du tramway où se déroule l’action, la ville est absente du cadre ou apparaît tel un tableau abstrait sous l’effet du bokeh nocturne. En cherchant à faire le portrait de Jérusalem sans qu’on la voie, le dernier film d’Amos Gitaï met en place un programme a priori original et ambitieux, qu’il échoue à remplir en donnant le sentiment…
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Chloé Cavillier
D’une diversité éclatante, la programmation de cette 41ème édition du Cinéma du Réel n’en restait pas moins d’une grande cohérence, laissant entrevoir de nombreux ponts entre les films. La compétition française témoignait ainsi d’un intérêt particulier pour le Japon comme terre de fantômes et de disparitions, à travers au moins trois films : Brise-lames d’Hélène Robert et Jérémy Perrin, Tout…
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Chloé Cavillier
Ouaté et cotonneux comme le lit où finissent par s’endormir les personnages, Les Grands Squelettes est construit sur une série de monologues intérieurs récités en voix-off, où le recours à la longue focale, le format 4/3 et la bande-son silencieuse facilitent l’entrée dans la psyché des protagonistes en gommant l’environnement extérieur. La caméra redouble ce sentiment en adoptant parfois un…
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Chloé Cavillier
L’histoire de Yoav (Tom Mercier), jeune israélien fraîchement débarqué à Paris, est celle d’un désenchantement : si la France semble d’abord l’accueillir à bras ouverts (deux parisiens lui proposent de rester chez eux après lui avoir sauvé la vie), il se heurte finalement à la réalité d’un pays qui le rejette à travers une porte fermée. À terme, il s’agira pour…
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Chloé Cavillier
À l’occasion de la sortie de Bêtes Blondes, leur premier long-métrage, Alexia Walther et Maxime Matray dialoguent avec l’acteur Thomas Scimeca qui interprète une ex-vedette de sitcom ayant perdu la mémoire à la suite d’un accident de moto. Ils reviennent sur le processus d’écriture de l’œuvre, sur leurs influences et les paradoxes qui innervent le film, du titre jusqu’à la…
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Chloé Cavillier
Les flous anamorphiques, la musique tour à tour enchanteresse et légèrement inquiétante, les lents zooms sur des insectes et des restes de nourriture plongent d’emblée le spectateur de Bêtes Blondes dans une atmosphère singulière, à la fois étrange et onirique. Le film entier est construit comme un rêve traversé par l’absurde, le hasard (la décapotable trouvée au beau milieu d’une…
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Chloé Cavillier
Vers la fin du film, Colette déclare à son mari Willy, qui publie ses romans sous son nom : « la vraie Claudine, c’est moi ». En mettant en avant le caractère autobiographique de son personnage, le film fait une lecture un peu rapide et accommodante (elle permet à l’écrivaine de revendiquer la maternité de son œuvre) du « Madame Bovary, c’est moi » prêté à…