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Ariane Beauvillard
N'ayons pas peur des mots : La Femme infidèle est un film parfait. Claude Chabrol a rarement manié l'art du cadre et du montage avec autant de dextérité que pour ce scénario apparemment classique, mais tout à fait révélateur du cinéma chabrolien de la fin des années 1960 ou du début des années 1970. Nous sommes en 1969, la femme…
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Ariane Beauvillard
Alain Resnais n'a jamais été ce que l'on pourrait appeler le suppôt d'une dramaturgie classique de qualité française. Bien qu'il revienne ici à un schéma de narration plus cassé que dans ses derniers films (notamment Cœurs), une impression d'inachevé étreint l'aventurier spectateur des Herbes folles. Mais, allez savoir, c'est peut-être le plus grand talent de Resnais : savoir, peu ou…
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Ariane Beauvillard
Woodstock a quarante ans... Hollywood se devait donc de produire un hommage au festival des fanatiques de fleurs et de substances illicites qui accueillit en son temps rien de plus, rien de moins que Janis Joplin, Jimi Hendrix ou Joan Baez. Hôtel Woodstock, s'il ne parvient pas toujours à sortir de la naïveté pure et un brin lénifiante d'un contexte…
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Ariane Beauvillard
Après le vaudeville libre (Va savoir) et l'adaptation tout aussi libre de Balzac (Ne touchez pas la hache), Jacques Rivette revient à son amour de l'expérimentation cinématographique et de la plongée dans les codes incertains du cinéma. Mais l'expérience, ici, ou la réflexion, reste profondément hermétique eu égard au ton poseur parfois très cliché des dialogues et du sens qui…
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Ariane Beauvillard
Ah l'été... ses bons sentiments, ses productions surcadrées, ses comédies censées révéler le ou la futur(e) grande star du box-office ! On attendait la douceur estivale avec tant d'impatience qu'on en oublierait presque qu'elle est également la déchetterie des navets qui ne sortent pas à Noël. En témoigne cette fresque ridicule qui, après moult aléas de distribution, sort en France…
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Ariane Beauvillard
Le Liseur, adaptation par le réalisateur de The Hours du roman de Bernhard Schlink au succès inattendu et mérité en 1995, sort enfin sur les écrans français après moult déboires de distribution. Si l'on trouve ici et là quelques accroches convenues en début de film, l'ensemble de ce Liseur reste une formidable adaptation, restituant tout à la fois l'histoire du…
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Ariane Beauvillard
Bruno Podalydès nous avait charmé, il est vrai, de ses précédentes errances, versaillaises ou non -on pense notamment à Voilà, Dieu seul me voit ou Liberté-Oléron- et de ses Pierrots lunaires un peu mal dans leurs peaux. Il revient, après deux escapades au pays de Gaston Leroux, sur les terres franciliennes de son enfance, avec une galerie de personnages et…
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Ariane Beauvillard
Cukor les avait sublimées, ironisées, défendues à une époque où Hollywood ne détournait que peu les figures de la femme au premier degré... Diane English, quant à elle, reprend l'idée de Cukor -filmer les femmes de son temps sans regard masculin, sans même d'image masculine-, pour en faire un navet horriblement réactionnaire et conservateur. Dans cette débilité nulle et non…
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Ariane Beauvillard
Voici deux ans que l'on attend avidement, non le nouvel opus de Ron Howard qui, malheureusement, est de plus en plus productif, mais la «suite» du Da Vinci Code, sorte de concentré des peurs primaires conservatrices. Nous ne sommes pas déçus devant Anges et démons qui, non content d'appuyer la réputation de faiseur de son réalisateur, réussit en un film…
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Ariane Beauvillard
La représentation au cinéma ne suffit plus, il lui faut absolument un ersatz de vérité: c'est ce que l'on appelle aujourd'hui le docu-fiction. On ne voit pas vraiment en quoi ce "genre" pourrait s'apparenter au documentaire, mais on voit encore moins comment le dernier-né japonais du genre pourrait être reconnu en tant que film. Entre une mise en scène absente…
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Ariane Beauvillard
"Je ne donnerai pas un centime pour l'une de ces vieilles biques"... voici ce que répondit Jack Warner à Robert Aldrich quand celui-ci lui présenta son projet de film : mettre en scène une confrontation entre deux stars de l'âge d'or, Bette Davis l'insoumise, et Joan Crawford la terrible. Célèbres pour leurs caprices, les deux actrices en fin de carrière…
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Ariane Beauvillard
Bertrand Tavernier revient après cinq ans d'absence sur les écrans avec un film... américain. Dans la brume électrique, porté par Tommy Lee Jones, est une déclaration d'amour à la littérature moderne outre-atlantique. Le film a pourtant subi plusieurs échecs avant de voir le jour... en France. Mécontents des dédicaces littéraires que Tavernier voulait apposer à son film, persuadés que le…
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Ariane Beauvillard
Après Voyages en 1999, Emmanuel Finkiel revient au thème de l'exode, du transport des êtres qui ne trouvent ni de lieu pour vivre ni de place dans cet espace confiné qu'est l'Europe. En quête d' "images fortes", l'ancien assistant de Kieslowski filme avec émotion et sobriété la souffrance des uns, la misère des autres, et l'errance de tous en mal…
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Ariane Beauvillard
L'heure de vérité... rien que cela. Vous ne saviez pas que Nixon avait organisé le cambriolage du Watergate et qu'il n'avait jamais été jugé pour ce haut fait de magistrature présidentielle? Ron Howard va donc organiser par voie "cinématographique" le procès qui n'a jamais eu lieu en reprenant le fameux entretien "à scandale" de David Frost quelques mois après la…
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Ariane Beauvillard
Quelques rares films hongrois nous parviennent chaque année – ceux de Béla Tarr bien entendu, mais également ceux de Szabolcs Hajdu (Les Paumes blanches en 2007), György Pálfi (Taxidermie en 2006) et Lajos Koltai (Être sans destin, également en 2006)... Tourné vers l'histoire ou vers la stabilisation d'une identité sociale, Kornél Mundruczó est un beau représentant de ce cinéma qui…
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Ariane Beauvillard
Éden à l'ouest part d'un constat classique – l'Occident est un lieu rêvé pour les immigrants – pour en arriver à une conclusion ridicule: le problème de l'immigration n'est pas une question de politique, de rigidité des frontières, d'acceptation ou d'ouverture au monde, mais de harcèlement sexuel, de météo mauvaise et de méchanceté des grands patrons esclavagistes et grossiers... En…
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Ariane Beauvillard
Dernier film de la série des « Comédies et proverbes », L'Ami de mon amie est quelque part entre le pays du marivaudage et la région du réalisme. Comme souvent chez Rohmer, il s'agit de détourner le proverbe de départ -ici, « les amis de mes amis sont mes amis »- au travers d'un chassé-croisé de personnages et de sentiments.…
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Ariane Beauvillard
Dernier film de la série des « Comédies et proverbes », L'Ami de mon amie est quelque part entre le pays du marivaudage et la région du réalisme. Comme souvent chez Rohmer, il s'agit de détourner le proverbe de départ -ici, « les amis de mes amis sont mes amis »- au travers d'un chassé-croisé de personnages et de sentiments.…
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Ariane Beauvillard
Un film franco-brésilien distribué hors festival et coproduit par Jamel Debbouze ? Quel étrange objet a priori... Puisque nous sommes nés conserve l'intérêt de ses sujets portés sur les écrans d'un Hexagone où le problème des favelas n'est que peu connu, si la mise en scène de cette horreur sociale reste assez linéaire et répétitive. Jean-Pierre Duret et Andrea Santana,…
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Ariane Beauvillard
Prix d'interprétation à Cannes pour Benicio Del Toro, récit chevaleresque depuis quelques mois des difficultés de production et de tournage du film de Soderbergh, et, bien sûr, un sujet en or, une figure mythique de Mai 68 reprise aujourd'hui par le NPA... Voici le produit de la somme d'attentes qui débarque sur nos écrans : la fameuse biographie filmée d'Ernesto…