Après une car­rière de jour­nal­iste en presse écrite et en télévi­sion ‑et d’homme d’af­faires, Pierre Les­cure, qui avait par­ticipé à la créa­tion de la pre­mière chaîne payante française, Canal+, a été nom­mé le 14 jan­vi­er 2014 prési­dent du Fes­ti­val de Cannes.

Il suc­cède ain­si à Gilles Jacob, aux manettes admin­is­tra­tives des pro­jec­tions sur la Croisette depuis 2001 : on entend déjà les cris d’or­fraie de ceux qui regret­tent la can­di­da­ture mal­heureuse de Jérôme Clé­ment (ancien directeur d’Arte) et hurlent au futur niv­elle­ment par le bas de la pro­gram­ma­tion et à l’in­va­sion du fes­ti­val par l’e­sprit fausse­ment décon­trac­té et ama­teur de gau­dri­ole vaine de la qua­trième chaîne.

Non que la Croisette soit encore aujour­d’hui le lieu du dévoile­ment des plus grandes révo­lu­tions ciné­matographiques, mais il reste à Cannes une aura, une attente qui survit à la décep­tion de cer­tains des derniers pal­marès. Rap­pelons donc à ce titre que la pro­gram­ma­tion n’est pas du ressort de Pierre Les­cure, mais bien de Thier­ry Fré­maux qui, lui, a gardé sa place de délégué artis­tique.