À l’oc­ca­sion de la ressor­tie en salles de Lumière d’été du trop rare Jean Grémil­lon, la Fil­moth­èque du Quarti­er Latin pro­jet­tera du 2 au 26 avril une série d’œuvres du réal­isa­teur.

Si Gueule d’amour et L’Étrange Mon­sieur Vic­tor font par­tie de la fil­mo­gra­phie d’âge d’or de Jean Gabin et de Raimu, on con­naît moins ses tout pre­miers films : cette rétro­spec­tive est l’oc­ca­sion de décou­vrir La Petite Lise qui date de 1930 et narre la rédemp­tion d’un homme après le meurtre de sa femme, ain­si que Daï­nah la métisse (1931), pio­nnier du ciné­ma anti-colo­nial.

Par­mi les clas­siques par­fois quelque peu oubliés, notons la pro­jec­tion de deux chefs d’œuvre du maître Grémil­lon : Remorques dont les mou­ve­ments marins ont rarement aus­si bien épousé les des­tins aléa­toires de gens sim­ples, et, plus avant-gardiste, L’Amour d’une femme qui retrace le com­bat d’une femme médecin tirail­lée entre l’amour et l’indépen­dance.

C’est donc le moment où jamais de décou­vrir ou de redé­cou­vrir à la Fil­moth­èque les films de Jean Grémil­lon, dont la restau­ra­tion a tardé et les réédi­tions restent trop rares.