C’est peu dire que l’édition précé­dente a été ent­hou­si­as­mante, vivante et fer­tile ; nous lui avions con­sacré un large compte-ren­du pour en témoign­er. Le 31e fes­ti­val de Ciné­ma du Réel fut d’ailleurs couron­né par une très forte afflu­ence au Cen­tre Pom­pi­dou. En cette année où l’on a vu défer­ler l’affreux Home de Yann Arthus-Bertrand, c’est le signe encour­ageant qu’il existe une place pour un véri­ta­ble ciné­ma doc­u­men­taire, celui qui autorise une lib­erté au regard, ques­tion­nant ce dernier. On se situe, de ce fait, aux antipodes de pro­duits man­u­fac­turés assour­dis­sants qui peu­plent trop sou­vent les écrans, ne faisant que fournir du prêt à penser. Pour cette 32e édi­tion, comme tou­jours, une foi­son­nante pro­gram­ma­tion sera pro­posée à tra­vers 48 films répar­tis dans les trois com­péti­tions (inter­na­tionale, panora­ma français et pre­miers films), aux­quelles s’ajoutent évidem­ment les rétro­spec­tives, ate­liers, hom­mages et tables ron­des. Pour vous aigu­iller, nous pro­posons un panora­ma de cette édi­tion pleine de promess­es en com­pag­nie de Javier Pack­er-Comyn, le directeur artis­tique de Ciné­ma du Réel, alors qu’un dossier se penche sur “Music in Motion”, un ensem­ble de films autour de la musique rock, et la rétro­spec­tive (par­tielle mais copieuse) con­sacrée à Albert Maysles. Sig­nalons enfin que Critikat, parte­naire du fes­ti­val, pro­pose aux abon­nés de la newslet­ter de gag­n­er des places pour assis­ter à une séance de leur choix. Alors en route pour le réel, et bon fes­ti­val.