Elle de Paul Ver­ho­even, Divines de Hou­da Benyam­i­na, La Mort de Louis XIV d’Albert Ser­ra et Ma vie de Cour­gette de Claude Bar­ras sont les grands gag­nants de cette 22e céré­monie des Lumières.

Elle a été plébisc­ité par les jour­nal­istes de la presse étrangère en France. Le film de Paul Ver­ho­even a rem­porté trois prix lun­di soir : meilleur film, meilleur réal­isa­teur et meilleure actrice pour Isabelle Hup­pert. Déjà récom­pen­sé aux Gold­en Globes (meilleur film étranger, meilleure actrice), le film racon­te l’histoire d’une femme, qui après avoir été vio­lée, se lance dans un jeu macabre pour démas­quer son agresseur. Isabelle Hup­pert, qui incar­ne le rôle prin­ci­pal, est égale­ment en lice pour l’Oscar de la meilleure actrice.

Sur la scène du théâtre de la Madeleine, la presse inter­na­tionale a sacré meilleur acteur Jean-Pierre Léaud pour son rôle du Roi Soleil dans La Mort de Louis XIV d’Albert Ser­ra. Le film a égale­ment été récom­pen­sé pour son image signée Jonathan Ric­que­bourg.

Divines de Hou­da Benyam­i­na a été dis­tin­gué dans la caté­gorie du pre­mier long métrage, et ses comé­di­ennes Oulaya Amam­ra et Déb­o­rah Luku­mue­na se sont imposées comme révéla­tions féminines.

L’acteur Damien Bon­nard a été désigné comme révéla­tion mas­cu­line dans Rester ver­ti­cal d’Alain Guiraudie. Le prix du film fran­coph­o­ne est allé à Hedi du Tunisien Mohamed Ben Attia. Le com­pos­i­teur Ibrahim Maalouf a quant à lui reçu le prix de la musique pour Dans les forêts de Sibérie de Safy Neb­bou.

Les trophées du meilleur film d’animation et du meilleur scé­nario sont allés à Ma vie de Cour­gette de Claude Bar­ras, dont le scé­nario est signé Céline Sci­amma.

Réu­nis­sant une cen­taine de cor­re­spon­dants de presse issus d’une ving­taine de pays, l’Académie des Lumières a tenu à ren­dre hom­mage à l’actrice Mar­i­on Cotil­lard et au délégué général du Fes­ti­val de Cannes Thier­ry Fré­maux pour leur con­tri­bu­tion au ray­on­nement mon­di­al du ciné­ma français.

L’an dernier, le long métrage Mus­tang, de la réal­isatrice fran­co-turque Deniz Gamze Ergüven, avait été sacré meilleur film.