Aujour­d’hui, pour qu’une chaîne de télévi­sion soit autorisée à dif­fuser un film de ciné­ma, il lui faut atten­dre 12 mois après sa sor­tie salles s’il s’ag­it d’une chaîne à péage (10 mois si elle est copro­duc­trice), 24 mois s’il s’ag­it d’une chaîne en clair (22 mois si elle est copro­duc­trice) et 30 mois si elle a engagé moins de 3,2% de son CA sur l’ex­er­ci­ce précé­dent dans la copro­duc­tion.

Pour mieux faire face à la frag­ili­sa­tion du mod­èle économique du secteur en rai­son du télécharge­ment illé­gal, la min­istre de la cul­ture Aurélie Fil­ip­pet­ti a annon­cé qu’un rac­cour­cisse­ment de deux mois des précé­dents délais était envis­agé par le CNC.

Reste à savoir si ces change­ments ras­sureront les pro­fes­sion­nels inqui­ets, alors que la fréquen­ta­tion salles voit ses résul­tats pro­gress­er de 12% par rap­port à 2013. En effet, le choix récent de Wild Bunch de sor­tir le très atten­du DSK d’A­bel Fer­rara directe­ment en VOD prou­ve que l’in­dus­trie cherche de nou­veaux mod­èles de dis­tri­b­u­tion loin des pra­tiques habituelles.