Du 6 au 13 décem­bre 2013, Vendôme et ses Vendô­mois nous accueilleront, à l’om­bre d’un ciel imper­turbable­ment autom­nal, pour la 22ème édi­tion de leur Fes­ti­val du film. À moins d’une heure de la cap­i­tale, c’est un pro­gramme entremêlant doc­u­men­taires et fic­tions, courts et longs métrages, blocs de réels et ban­delettes d’an­i­ma­tion, qui ten­tera avec sa sin­gu­lar­ité habituelle de ren­dre compte de la vivac­ité du jeune ciné­ma de créa­tion.

En fil­igrane de la Com­péti­tion Nationale, qui sem­ble égren­er par-ci, par-là fan­taisies intri­g­antes (Les Lézards de Vin­cent Mari­ette, et son tan­dem d’hir­sutes Forgeard/Macaigne), valeurs sûres (Silence radio de Valéry Rosier, dont les Dimanch­es furent l’un des hit fes­ti­va­liers de 2011), autant que belles promess­es (Pour la France de Shan­ti Masud, déjà récom­pen­sé à Pan­tin), on ne résis­tera pas à la ten­ta­tion d’ex­plor­er la thé­ma­tique « Mash up » du fes­ti­val.

Ce fil rouge, qui prévoit entre autres réjouis­sances une grande soirée d’ou­ver­ture en forme de man­i­feste (Final Cut : Ladies and Gen­tle­men de Györ­gy Pál­fi) ain­si qu’un appétis­sant tour d’hori­zon con­tem­po­rain du phénomène, nous invit­era surtout à s’é­vad­er quelques instants de l’emblématique salle du Mino­tau­re direc­tion la Chapelle Saint-Jacques, pour une instal­la­tion vidéo lais­sant libre le spec­ta­teur de flân­er dans les méan­dres de son Voy­age en cinéphilie.

Un pèleri­nage à ne man­quer sous aucun pré­texte.