Un zéro pointé pour Jean-Michel Vern­er qui peine à faire rire dans une comédie bâclée.

Le nave­ton du mois. Mi-club des cinq sur la fin (Bonamy dort en baby-gros, Dagob­ert s’ap­pelle Pitt-Bull), mi-télé­film à effets Klapisch, voix off / arrêts sur image / ralen­tis. Et puis surtout, la dou­ble-thèse, pas piquée des han­netons : à chaque pot son cou­ver­cle (mal­gré un cynique « après le mariage le divorce »), et l’ami­tié c’est sacré.

L’his­toire tient dans le creux de la main: Guil­laume Depar­dieu (vendeur de BMW en chemise pâquerette), fraîche­ment plaqué par sa grande blonde, renoue avec sa bande – une joyeuse tripotée de crétins –, ça vom­it, ça déconne sec. Car­touche, vierge homo­sex­u­al­isant, prend des pho­tos de nénés dans les rues, et le petit mignon d’É­douard Baer con­stru­it un cimetière à chiens. Ces grands couil­lons de céli­bataires, ça les taraude leur céli­bat, surtout Bonamy qui aimerait bien qu’on lui fasse un gamin. On ne dira pas qui va le lui faire.

Céli­bataires, c’est cen­sé vous flan­quer des papil­lons dans le ven­tre et vous coller un grand sourire idiot sur les lèvres. Mais on se dit juste «heureuse­ment ce n’est qu’un film», parce que ces céli­bataires-là, on ne voudrait pas se les coltin­er. Un film qu’on avale comme sa soupe pot­iron-gruyère sur un coin de tabouret le dimanche soir.