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Old Boy

Old Boy

de Park Chan-wook

  • Old Boy
  • (Oldboy)
  • Corée du Sud2003
  • Réalisation : Park Chan-wook
  • Scénario : Hwang Jo-yun, Im Joon-hyung, Park Chan-wook
  • d'après : le manga Oldboy
  • de : Garon Tsuchiya, Nobuaki Minegishi
  • Image : Chung Chung-hoon
  • Montage : Kim Sang-bum
  • Musique : Cho Young-wuk
  • Producteur(s) : Kim Dong-joo
  • Interprétation : Choi Min-sik (Oh Dae-su), Yu Ji-tae (Lee Woo-ji), Kang Hye-jung (Mi-do), Ji Dae-han (No Joo-hwan), Oh Dal-su (Park Chul-woong), Kim Byung-ok (M. Han)...
  • Distributeur : Wild Side Video
  • Éditeur DVD : Wild Side Vidéo
  • Date de sortie DVD : 19 avril 2005
  • Durée : 2h

Old Boy

de Park Chan-wook


Old Boy est, après Sym­pa­thy for Mis­ter Vengeance, et avant Sym­pa­thy for Lady Vengeance, le deux­ième film de la trilo­gie de Park Chan-wook con­sacrée à la vengeance.

Old Boy racon­te l’his­toire de Oh Dae-su, un jeune homme qui, un soir de beu­ver­ie, est enlevé, puis séquestré pen­dant quinze ans, sans savoir par qui ni pourquoi. Si le film répond assez vite à la pre­mière ques­tion (un cer­tain Woo-jin, jeune mil­lion­naire charis­ma­tique, se dévoile rapi­de­ment au grand jour), c’est pour mieux lui sub­stituer la sec­onde, ce qui amèn­era Oh Dae-su, à sa sor­tie de prison, à réé­val­uer sa vie. En com­pag­nie de Mido, une jeune femme dont il est tombé amoureux, il va tout met­tre en œuvre pour élu­cider les raisons de son enlève­ment.

Rela­tions inces­tueuses, vio­lence graphique, mélan­col­ie et humour vien­nent émailler cette his­toire de vengeance, où celui qui cherche à se venger n’est pas for­cé­ment celui que l’on croit.

Le film a fait par­ler de lui l’an dernier au fes­ti­val de Cannes 2004, où après avoir divisé, ce qui est générale­ment la mar­que des grands films, il est repar­ti avec le Grand Prix du Jury, décerné par l’en­t­hou­si­aste Quentin Taran­ti­no, qui lui-même dix ans aupar­a­vant avait créé la polémique en repar­tant avec une Palme d’Or pour Pulp Fic­tion.

Cha­cun se tourn­era donc, selon sa pro­pre appré­ci­a­tion du film, sur une des trois édi­tions (sim­ple, dou­ble, ou triple) qui sont arrivées dans les bacs le print­emps dernier.

DISQUE 1 (Édition simple)

On trou­ve sur le pre­mier disque le film au for­mat ciné­mas­cope respec­té, avec une bande-son Dol­by Dig­i­tal 5.1. Si la qual­ité de l’im­age n’est hélas pas par­faite, cette édi­tion fait en revanche hon­neur à l’ex­cel­lente bande-son du film. Un regret cepen­dant : la piste DTS n’est disponible que pour la ver­sion française.

Bonus : com­men­taire audio du réal­isa­teur, fil­mo­gra­phies, ain­si que les dernières ban­des-annonces des édi­tions Wild Side.

Le com­men­taire audio de Park Chan-wook traduit sa cinéphilie, ain­si que sa démarche qui con­siste à ne jamais impos­er caté­gorique­ment un mes­sage, mais au con­traire per­me­t­tre des niveaux de lec­ture mul­ti­ples, qui sont autant de pistes que le spec­ta­teur, selon sa pro­pre sen­si­bil­ité, décidera d’emprunter. Pour exem­ple, lors de la scène finale avec l’hyp­no­tiseuse, le per­son­nage de Dae-su a les cheveux blancs. Est-ce parce que le temps a passé, ou est-ce à la suite du choc émo­tion­nel qu’il a vécu ? Park Chan-wook soulève ces ques­tions sans jamais y répon­dre. Au spec­ta­teur de trou­ver ses pro­pres con­clu­sions. Quoi qu’il en soit, cela con­fère à la scène un côté irréel, hors temps, onirique.

DISQUE 2 (Édition double)

De nom­breux sup­plé­ments vien­nent com­pléter la vision du film :

- Un MAKING OF chapitré de 73 min­utes qui revient notam­ment sur le cast­ing et les séances de lec­ture avec les comé­di­ens.

- Neuf SCÈNES COUPÉES com­men­tées par le réal­isa­teur, d’une durée totale de 26 min­utes.

Il s’ag­it le plus sou­vent de scènes plus longues que dans la ver­sion défini­tive.

La scène du com­bat dans la prison où Dae-su se bat con­tre une ving­taine de mal­frats, le tout avec un couteau plan­té dans le dos, n’é­tait pas à l’o­rig­ine le plan-séquence que l’on con­naît, mais un mon­tage ser­ré avec une deux­ième caméra.

On décou­vre qu’une scène de bais­er entre Dae-su et Mido, la jeune femme dont il s’éprend, a été tournée, au cas où la scène de sexe qui les unit aurait été cen­surée, ce qui n’a finale­ment pas été le cas. En revanche, cette scène du bais­er la rem­plac­era pour la future dif­fu­sion télévisée du film en Corée.

Il n’y a qu’une scène que Park Chan-wook sem­ble regret­ter d’avoir dû aban­don­ner (dans un souci de rythme), c’est celle où Woo-jin répète de façon mys­térieuse des répliques inco­hérentes devant son miroir, répliques que nous le ver­rons ultérieure­ment assén­er à Dae-su dans la scène finale du pent­house, mon­trant que ce per­son­nage avait pré­paré métic­uleuse­ment tout ce qui allait arriv­er au héros.

- AUTOUR DU FILM : Qua­tre reportages d’une durée totale de 46 min­utes sur les effets spé­ci­aux, les décors, le Grand Prix obtenu à Cannes, et la musique du film.

Le reportage de 17 min­utes sur la musique est pas­sion­nant. Park Chan-wook, en com­pag­nie de Cho Young-wuk, le directeur de la musique, com­mente les choix opérés lors de la pré­pa­ra­tion du film. C’est une véri­ta­ble leçon de ciné­ma qui nous est ici don­née.

Les deux hommes revi­en­nent sur le choix de la valse comme leit­mo­tiv, qui, en plus d’in­suf­fler un rythme dynamique au film tout en exp­ri­mant la tristesse des per­son­nages, donne égale­ment l’im­pres­sion qu’on retourne dans le passé, dans lequel la vengeance de Woo-jin trou­ve sa source.

On apprend égale­ment que la musique de Vival­di util­isée en accom­pa­g­ne­ment d’une scène de tor­ture a été choisie afin de créer un décalage, et ain­si d’aider les spec­ta­teurs à sup­port­er la vio­lence de cette scène.

Pour finir, Park Chan-wook évoque l’at­mo­sphère mythologique que con­tribuent à créer les thèmes com­posés pour le film, qui per­me­t­tent de faire pass­er l’amoral­ité de l’his­toire racon­tée à un sec­ond plan.

- INTERVIEWS : en 41 min­utes, une dizaine d’in­ter­views, notam­ment de Tsuchiya Garon, l’au­teur du man­ga dont est inspiré le film, qui donne son sen­ti­ment sur le film.

- Les BANDES-ANNONCES française et coréennes du film, ain­si qu’une GALERIE PHOTO vien­nent com­pléter ces bonus.

DISQUE 3 (Édition triple)

L’édi­tion col­lec­tor con­tient un bonus de choix, un doc­u­men­taire inti­t­ulé JOURNAL DE BORD DU TOURNAGE, d’une durée totale de 210 min­utes, qui revient sur les qua­tre mois qu’a duré le tour­nage.

Mais cette édi­tion triple vaut surtout pour la présence du CD de la bande orig­i­nale du film. Les titres des 24 morceaux témoignent de la cinéphilie de Park Chan-wook. En effet, tous les titres por­tent le nom d’un film, comme Fran­tic ou Cul-de-sac, deux films de Polan­s­ki, dont le cinéaste coréen est un grand admi­ra­teur. Rap­pelons que cette bande-orig­i­nale reste introu­vable en France à l’u­nité et n’est disponible que dans cette édi­tion triple du DVD. Elle en jus­ti­fie qua­si­ment à elle seule l’achat.

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