Critikat

Les Harmonies Werckmeister

par Marin Gérard

Il y a un gouffre entre l’image que renvoie le cinéma de Béla Tarr et l’effet réellement produit par ses films. De loin, le cinéaste hongrois incarne peut-être plus que quiconque un certain cinéma austère et aride emblématique de l’Europe de l’Est, aussi gris que les paysages qu’il filme. À l’exception peut-être du Cheval de Turin, ses meilleurs films, Damnation,…

Béla Tarr, le temps d’après

par Raphaëlle Pireyre

Première monographie française consacrée au réalisateur hongrois, Le Temps d’après est un petit livre qui cherche à dire toute la grandeur du cinéma de Béla Tarr, tout en adoptant une forme simple et concise. Jacques Rancière montre la continuité d’un œuvre en perpétuel changement. Le temps d’après, c’est le temps de la planification de l’État hongrois socialiste qui peine à…

Béla Tarr, fin de partie

par Raphaëlle Pireyre

Une rétrospective intégrale au centre Pompidou dont toutes les séances affichent complet, des numéros spéciaux de L'Avant-Scène cinéma et Vertigo, une première monographie française écrite par Jacques Rancière : Béla Tarr est indéniablement la star de cette fin d'année. Depuis que le cinéaste hongrois a annoncé la fin de sa carrière, les hommages et projections pleuvent. Suivie par des spectateurs…

Béla Tarr l’alchimiste

par Raphaëlle Pireyre

Le cinéaste hongrois l'a annoncé, et répète depuis inlassablement ses raisons et justifications : avec Le Cheval de Turin, récemment sorti, il met fin à sa carrière pour se consacrer à l'enseignement, activité qui l'occupe depuis de nombreuses années, et notamment à l'école de cinéma de Split. Peur de se répéter, difficulté sans cesse croissante de monter financièrement ses films,…

Le Cheval de Turin

par Benoît Smith

À juste titre ou non, Béla Tarr est le genre de cinéaste dont les publicitaires promeuvent d'abord le statut d'auteur - avec un grand "A" solennel - avant d'affirmer ce qui rendrait son cinéma si important. Pour son nouveau film, par exemple, il nous a été bien expliqué que ce serait son dernier, tant le Hongrois aurait perdu toute espérance…

L’Homme de Londres

par Bélinda Saligot

Enfin, L’Homme de Londres du cinéaste hongrois Béla Tarr sort sur les écrans français. Film maudit, ou miraculé, à voir. Un an après sa première projection au festival de Cannes en 2007, le revoilà, un peu plus court – nuançons, les films de ce réalisateur méconnu chassent la verbosité pour privilégier le laconisme – mais toujours aussi renversant, empreint d’un…