par
Olivia Cooper Hadjian
Après The Housemaid, Im Sang-soo poursuit son portrait d’une bourgeoisie tyrannique. C’est avec l’image d’un coffre-fort rempli de billets de banques que débute L’Ivresse de l’argent. Autant dire que le trait ne s’est pas affiné d’un opus à l’autre. C’est encore avec outrance que le cinéaste coréen dépeint cette fois le parcours d’un jeune homme réservé au service d’une famille…
par
Clément Graminiès
En l'espace de trois films, Im Sang-soo est devenu en France l'une des figures emblématiques du cinéma sud-coréen. Sélectionné en compétition officielle, son sixième long-métrage, The Housemaid frôle pourtant le ratage presque total : grandiloquence, personnages caricaturaux, froideur empesée et poseuse. Reste l'implication des acteurs, plutôt bons, que ne vient malheureusement jamais relayer l'obsession pour la maîtrise formelle. Hera et…
par
Vincent Avenel
En 2005, l'Occident découvre Im Sang-soo avec son quatrième film (après le plus confidentiel Une femme coréenne, sorti quelques mois plus tôt), The President's Last Bang, reconstitution politique ironique et stylisée de la tentative de coup d'état qui coûta la vie au dictateur Park Jung-hee. Tout à sa découverte des cinéastes de la génération 1980, l'occident ignore donc à cette…
par
Florian Guignandon, Raphaël Lefèvre, Vincent Avenel
Les quotas qui régissaient l’exploitation de films et ont permis à une cinématographie nationale de s’épanouir ont disparu ; les aides de l’État se font de plus en plus disparates et sont peut-être amenées à s’amenuiser ; l’écart se creuse entre cinéma commercial et cinéma indépendant, tandis que prospèrent les fournisseurs officiels de cinéma exotique pour festivals : voilà ce…
par
Vincent Avenel
Deux ans avant son Vieux Jardin, Im Sang-soo s'interroge déjà sur la figure du héros dans The President's Last Bang. Le titre coréen du film signifie "ces gens, à ce moment-là", et c'est bien ce dont il est question, finalement, dans ces deux films : de personnes humaines, percluses de défauts, de qualités, d'idéaux et d'illusions, broyées par la vacuité…
par
Nicolas Giuliani
Le Vieux Jardin, le cinquième long métrage d'Im Sang-soo, sonne déjà comme une confirmation et réactualise un certain nombre d'obsessions entrevues dans ses films précédents. Son sens aigu de la mise en scène vient embrasser les événements politiques qui secouèrent la Corée du Sud en 1980 – The President's Last Bang contractait son intensité dramatique le temps d'une nuit (26…