Critikat

Les Sorcières de Zugarramurdi

par Ursula Michel

Après un brillant Jour de chance, Alex de la Iglesia, décidément très productif ces dernières années, abandonne la lecture grinçante de la société espagnole (quoique le film se situe dans un contexte social précis) pour revenir pleinement vers le cinéma de genre qui a fait son succès. Dans Les Sorcières de Zugarramurdi, il empoigne avec sa verve baroque la mythologie…

Un jour de chance

par Benoît Smith

Les images d'Álex de la Iglesia ne seront jamais aussi léchées que celles d'un Sokourov, ni aussi raides d'austérité que celles d'un Haneke, ni aussi retournées vers leur art que celles d'un Carax en mode Holy Motors. Le bruyant Ibère ne sera vraisemblablement jamais considéré comme un "auteur" : tout au plus comme un amuseur exubérant et un rien acide,…

Balada Triste

par Vincent Avenel

Álex de la Iglesia, c’est un marrant. Ça en ferait presque peur, tant rien ni personne n’échappe à sa mordante ironie. Alors, lorsque le réalisateur du Crime farpait s’attaque à la guerre d’Espagne et à Franco, il y a de quoi frémir. Et, pour le meilleur et pour le pire, le résultat est bien au-delà de nos espérances ! Dur…

Álex de la Iglesia

par Vincent Avenel

24 interviews en une après-midi ! C’est un Álex de la Iglesia harassé, mais souriant – et relax dans son t-shirt aux couleurs du Cynoque des Goonies ! – qui nous a accueillis. Quelques mots avec le réalisateur très gentil de films très méchants. La structure de Balada Triste est celle du film de super-héros : trauma enfantin, construction de…

Crimes à Oxford

par Benoît Smith

C'est peu dire que le climat anglais ne paraît pas du meilleur effet sur le cinéma bouillonnant et inventif d'Álex de la Iglesia, l'auteur de Mes chers voisins, 800 balles et autres perles de sensibilité artistique où se mêlent aisance formelle, penchant pour la comédie humaine et sociale acérée, influence du cinéma d'horreur et cinéphilie décomplexée. Ici tournant en langue…

Le Crime farpait

par Marion Defaut

« Un crime farpait, c'est nul ! » Autodérision, référence, métadiscours, la réplique de Rafael quand il voit la coquille dans le titre de la vidéo qu'il est en train d'acheter est révélatrice du film tout entier, qui relate la déchéance d'un homme qui se croyait sans faille. Ambitieux, élégant, surdoué et séducteur, Rafael est le super-héros du rayon mode…