par
Marin Gérard
Sophie Fillières était une cinéaste-île. Si on peut la rapprocher d’autres auteurs de sa génération, comme les Larrieu (avec qui elle a collaboré sur leur meilleur film, Un homme un vrai) ou Noémie Lvovsky, l’une de ses camarades de la première promotion de la Fémis, ses films ont toujours évolué à part, dans un à-côté du cinéma français : ils ne ressemblaient…
par
Marin Gérard
Sophie Fillières était une cinéaste-île. Si on peut la rapprocher d’autres auteurs de sa génération, comme les Larrieu (avec qui elle a collaboré sur leur meilleur film, Un homme un vrai) ou Noémie Lvovsky, l’une de ses camarades de la première promotion de la Fémis, ses films ont toujours évolué à part, dans un à-côté du cinéma français : ils ne ressemblaient…
par
Gabrielle Adjerad
Les titres de Sophie Fillières révèlent quelque chose de son cinéma : y défilent des proverbes amputés (Un chat un chat), des syntagmes qui débloquent (Grande Petite) ou des maximes sensées qui déraillent (Arrête ou je continue). On y voit s’y dessiner un art du détraquement discret qui consiste à déstabiliser de cadres proprets par l’intermédiaire de l’insensé. La Belle et…
par
Adrien Dénouette
Imperméable aux étiquetages, la famille des films de Sophie Fillières s’agrandit avec Arrête ou je continue d’un nouveau rejeton difficilement classable. Après Un chat un chat (2009) qui affirmait la constance d’un cinéma loufoque et élégant mais strictement fondé sur la parole, le dernier né de la fratrie s’extirpe de la sophistication verbeuse où plafonnaient ses aînés. Comique de situation,…
par
Pierre-Édouard Peillon
Largement tributaire de l'alchimie grinçante qui électrisait les relations très « je t'aime, moi non plus » du couple que formaient déjà Emmanuelle Devos et Mathieu Amalric, il y a dix-huit ans, dans Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle), Arrête ou je continue de Sophie Fillières refait vibrer, avec humour et mélancolie, la corde dissonante d'un amour en bout de…
par
Camille Pollas
Célimène est un écrivain qui n’arrive plus à écrire. Elle a un appartement dont les travaux ne finissent pas. Son couple n’arrive plus à exister, mais pas non plus à se disloquer tout à fait. Sophie Fillières marche dans le film puis se remet en ligne de départ à chaque scène. Avance dans l’image, recule dans le texte. Réalisatrice, scénariste.…
par
Chloé Larouchi
Le quatrième long métrage de Sophie Fillières est surprenant : ce portrait pimpant et bizarre d'une trentenaire paumée, en plus d'être très drôle, est empreint d'une étrangeté un peu poétique qui touche pourtant au plus près de notre réalité. Un pied de nez à l'académisme. Merveilleusement effronté, le film de Sophie Fillières se construit autour d'un scénario impudent, continuum rondement…