par
Morgan Pokée
Les frissons de l'infidélité parcouraient déjà le cœur du Temps de l'aventure, précédent long métrage de Jérôme Bonnell. Emmanuelle Devos y croisait Gabriel Byrne dans un train et, aux prises avec une pulsion qu'elle faisait rimer avec liberté, ne pouvait s'empêcher de le rejoindre dans sa chambre d'hôtel, histoire de pimenter sa vie un brin monotone. Charmante mais anecdotique, l'escapade…
par
Benoît Smith
Un Paris en effervescence, une femme en transit, un homme intrigant, une rencontre de hasard, une aventure fugace mais intense... Si l'aventure sexuelle de passage a rarement été objet d'un film pour elle seule (sans qu'on s'attarde sur d'éventuels lendemains), l'essai de Jérôme Bonnell sur ce thème accuse d'étranges ressemblances avec un autre : Vendredi soir de Claire Denis. Autant…
par
Fabien Reyre
On aime Jérôme Bonnell pour son cinéma légèrement décalé, faussement naturaliste : il y avait de la fantaisie chez les adolescents désarmés du Chignon d’Olga, du fantastique dans les délires de l’héroïne des Yeux clairs, de l’absurde dans les atermoiements des personnages de J’attends quelqu’un. En optant pour une veine plus sombre, le jeune cinéaste quitte brutalement le virage «…
par
Fabien Reyre
Cela fait longtemps que l'on sait que Jérôme Bonnell est l'un des grands cinéastes français en devenir. Dès son premier long métrage, Le Chignon d'Olga (2002), chronique familiale sensible réalisée alors qu'il avait seulement 23 ans, Bonnell s'est fait remarquer par le regard tour à tour tendre et cruel qu'il porte sur ses contemporains. Pas toujours sympathiques mais néanmoins terriblement…
par
Fabien Reyre
Pour un jeune réalisateur, l'exercice du deuxième film est périlleux. Il y a quatre ans, Jérôme Bonnell signait, à tout juste 23 ans, un premier film sensible et gracieux, épatant de maturité : Le Chignon d'Olga, chronique douce-amère de la reconstruction d'une famille après le décès de la mère. Les Yeux clairs est, tant dans la forme que dans le…