Est-ce du Boris Vian? Non point : cette déf­i­ni­tion du ciné­ma que n’au­rait certes pas renié l’é­clec­tique auteur de L’Au­tomne à Pékin nous vient de Lau­ra Desèbe, mem­bre du jury de la (Toute) Jeune Cri­tique, jury par­al­lèle à la Semaine de la cri­tique can­noise. Il ferait beau voir qu’un mem­bre de jury plus respectable – la Sélec­tion offi­cielle, dis­ons – par­le avec plus de spon­tanéité et de vérac­ité – et de pas­sion – de cet art qui nous unit tous, cri­tiques et spec­ta­teurs. Et quant à son co-juré Philippe Meis­ter­mann, il nous livre une pen­sée qui nous rap­pelle, à nous autres cri­tiques, ce que peut-être nous pour­rions finir par oubli­er : «Il y a des films qui ne révélaient leur sens qu’à tra­vers la cri­tique.» Nous ne sommes, finale­ment, que les inter­prètes de ce sens – ou les pour­fend­eurs de son absence. Mer­ci à eux de ce rap­pel salu­taire.

L’en­tre­tien avec les mem­bres de la (Toute) Jeune Cri­tique est pub­lié dans notre rubrique.