Le Fes­ti­val de Cannes peut-il encore nous sur­pren­dre ? Pour sa 61e édi­tion, qui se tien­dra du 14 au 25 mai, le plus grand ren­dez-vous de ciné­ma au monde affiche en sélec­tion offi­cielle une galerie d’habitués (Egoy­an, Soder­bergh, East­wood, les frères Dar­d­enne, Nuri Bilge Cey­lan, Wen­ders, James Gray ou encore Allen, Kus­turi­ca, Spiel­berg et Wong Kar-Wai hors com­péti­tion) aux côtés de pres­tigieux nou­veaux venus (Jia Zhang-ke, Eric Khoo, Char­lie Kauf­man, Bril­lante Men­doza…). Côté français, le trio est alléchant : Arnaud Desplechin, Philippe Gar­rel et Lau­rent Can­tet ten­teront de suc­céder à Pialat, dernière Palme tri­col­ore à ce jour avec Sous le soleil de Satan en 1987. L’an­née dernière, le jury fai­sait le choix de l’au­dace en récom­pen­sant la belle vital­ité du ciné­ma roumain via 4 mois, 3 semaines, 2 jours de Cris­t­ian Mungiu. Souhaitons au Jury présidé par Sean Penn de faire un choix à la hau­teur d’un fes­ti­val qui, quar­ante ans après les événe­ments de Mai 68, se veut tou­jours un espace de réflex­ion pour les cinéastes du monde entier.