Un vil­lage en Ardèche et son fes­ti­val non com­péti­tif, rien que pour les beaux yeux du réel.
C’est à Lus­sas qu’ont lieu depuis 1989 les États généraux du film doc­u­men­taire.
Un moment pour penser et réfléchir le ciné­ma, avec cette année la ques­tion cen­trale de l’évolution des manières de faire du doc­u­men­taire. Alors que la révo­lu­tion numérique est engagée, en quoi le réel influe-t-il sur la façon de fab­ri­quer les films ?
Ce sera aus­si l’occasion de décou­vrir une pro­gram­ma­tion hors des sen­tiers bat­tus.
La sélec­tion fran­coph­o­ne européenne de l’année, astu­cieuse­ment nom­mée « Incer­tains regards », met­tra en avant des œuvres peu dif­fusées, par­mi lesquelles on comptera un film de Syl­vain George, Qu’ils reposent en révolte (des fig­ures de guerre) et La Que­madu­ra de René Balles­teros, remar­qué à la dernière édi­tion du Ciné­ma du Réel, lau­réat du prix Joris Ivens.
Plus au nord, cette édi­tion con­sacr­era deux ciné­matogra­phies : russe, avec la sélec­tion de «La Route du doc», et danoise avec celle de «L’Histoire du doc», truf­fée de doc­u­men­taires de référence… Pren­drez-vous la route du réel ?