Le ciné­ma d’hier et d’aujourd’hui est à l’honneur de cette 39e édi­tion du Fes­ti­val Inter­na­tion­al du Film de La Rochelle qui ne fail­lit pas à sa répu­ta­tion de man­i­fes­ta­tion pro­lifique et éclec­tique. Loin de toute com­péti­tion et deux mois après le marathon de Cannes, le Fes­ti­val de La Rochelle inter­vient tou­jours comme une trêve dans la grande course des fes­ti­vals, un moment de détente où seule compte la décou­verte des films. Fidèle à sa renom­mée, la pro­gram­ma­tion s’articule autour de grands noms du pat­ri­moine ciné­matographique : cette année Buster Keaton et David Lean, auquel le Fes­ti­val con­sacre une rétro­spec­tive inté­grale. Autour de ce cen­tre de grav­ité est pro­posée une explo­ration du paysage ciné­matographique con­tem­po­rain des qua­tre coins du monde : les films de Bertrand Bonel­lo, Denis Côté, Mahamat Saleh Haroun, Kôji Yama­mu­ra, Joachim Tri­er, Juan Car­los Rul­fo et bien d’autres pour­ront être décou­verts ou redé­cou­verts. La 39e édi­tion du Fes­ti­val de La Rochelle, c’est aus­si un hom­mage à Jean-Claude Car­rière en pas moins de 25 films et une expo­si­tion. On aura égale­ment l’occasion de décou­vrir des films inédits ou en avant-pre­mière (dont plusieurs films en com­péti­tion à Cannes) et on fêtera le cinquan­tième anniver­saire de la Semaine de la Cri­tique. Enfin, le Fes­ti­val se clô­tur­era, comme chaque année, avec la fameuse Nuit Blanche. À bien­tôt pour un bilan de ce copieux pro­gramme.