Grand gag­nant de cette 40e céré­monie des César, Tim­buk­tu d’Ab­der­rah­mane Sis­sako rem­porte 7 récom­pens­es sur 8 nom­i­na­tions par­mi lesquelles le titre du meilleur film, du meilleur réal­isa­teur et du meilleur scé­nario orig­i­nal. Repar­ti bre­douille du fes­ti­val de Cannes où il était sélec­tion­né pour représen­ter la Mau­ri­tanie, le film a depuis con­nu un par­cours excep­tion­nel en France. Fort de ses 800 000 entrées (du jamais vu pour un film africain si on excepte Les dieux sont tombés sur la tête), le sujet du film a depuis les atten­tats de jan­vi­er trou­vé une réso­nance sup­plé­men­taire auprès du pub­lic français, ce que l’A­cadémie des César a, au-delà des réelles qual­ités du film, très cer­taine­ment voulu dis­tinguer.

S’il ne repart qu’avec 3 stat­uettes alors qu’il était nom­mé dans 9 caté­gories, Les Com­bat­tants de Thomas Cail­ley est incon­testable­ment l’autre grand gag­nant de la soirée : meilleur pre­mier film, meilleur espoir mas­culin pour Kevin Aza­ïs et enfin meilleure actrice pour Adèle Haenel pour qui 2014 restera défini­tive­ment l’an­née de la con­sécra­tion.

La guerre des Saint-Laurent n’aura pas eu lieu

En revanche, les deux grands per­dants du pal­marès restent les biopics con­sacrés à Yves Saint-Lau­rent. Nom­mé dans 10 caté­gories, la ver­sion signée Bertrand Bonel­lo doit se con­tenter du César des meilleurs cos­tumes. Du côté de Jalil Les­pert, si le film était égale­ment nom­mé dans pas moins de 7 caté­gories, l’hon­neur est sauf puisque c’est Pierre Niney qui rem­porte le César du meilleur acteur au nez et à la barbe de Gas­pard Ulliel, lui aus­si nom­mé pour le même rôle chez Bonel­lo.

Ici et ailleurs

En plus du César d’hon­neur remis en grandes pom­pes à Sean Penn par Mar­i­on Cotil­lard, le pal­marès a pour la pre­mière fois dis­tin­gué une autre actrice améri­caine dans la caté­gorie sec­ond rôle : Kris­ten Stew­art pour Sils Maria d’O­livi­er Assayas. Comme on pou­vait s’y atten­dre, le César du meilleur film étranger est revenu à Mom­my du Québe­cois Xavier Dolan. Celui du meilleur doc­u­men­taire est allé au Sel de la terre de Juliano Ribeiro Sal­ga­do et Wim Wen­ders.