François Dupey­ron est mort à l’âge de 65 ans des suites d’une longue mal­adie, il est l’auteur d’une dizaine de films dont La Cham­bre des officiers ou Mon âme par toi guérie. Beau­coup le présen­tent comme le cinéaste « des gueules cassées », des « sans-grades » et des « cabossés » de la vie : François Dupey­ron a toute sa vie réal­isé des films à l’empreinte sociale et human­iste.

Il se fait remar­quer en 1984 avec La Nuit du hibou, puis Lamen­to (1988), deux courts métrages qui lui vau­dront un César. Pour son pre­mier long métrage, Drôle d’en­droit pour une ren­con­tre en 1988, François Dupey­ron réu­nit deux stars, Cather­ine Deneuve et Gérard Depar­dieu, qui se croisent sur une aire d’au­toroute. Le réal­isa­teur con­naît son pre­mier suc­cès avec C’est quoi la vie ?, une romance sur fond de malaise paysan et de crise de la vache folle dans le Larzac. Le film rem­porte la Coquille d’or au fes­ti­val de San Sebastián (Espagne) en 1999.

Son film le plus con­nu est La Cham­bre des officiers, sor­ti en 2001. Adap­té du roman éponyme de Marc Dugain, le film racon­te la recon­struc­tion de gueules cassées de la Grande Guerre, tourné dans l’hôpital du Val-de-Grâce. François Dupey­ron sera nom­mé aux César en 2002 pour les caté­gories meilleur réal­isa­teur et meilleur film.
Après ce suc­cès, le cinéaste choisira la légèreté avec Mon­sieur Ibrahim et les fleurs du Coran, adap­té de la pièce d’Éric-Emmanuel Schmitt. Pour son rôle d’épici­er philosophe, Omar Sharif rem­porte le César du meilleur acteur en 2004.
Le réal­isa­teur se dis­tingue dix ans plus tard avec Mon âme par toi guérie avec Gré­go­ry Gade­bois et Céline Sal­lette. Ce film évoque la rela­tion entre un guéris­seur, qui décou­vre son don sur le tard, et une femme alcoolique et à fleur de peau.

Égale­ment romanci­er, François Dupey­ron avait pour­tant déclaré en 2004 : « Je suis venu au ciné­ma, gamin, parce que j’é­tais nul à l’écrit. » Il ache­va la réal­i­sa­tion du film posthume de Claude Berri, Tré­sor, après le décès du réal­isa­teur en 2009.