Cette 38e édi­tion nan­taise a remis la Mont­golfière d’or du meilleur long métrage à In the Last Days of the City de Tamer el-Saïd. Ce film égyp­tien retrace le par­cours d’un cinéaste au quo­ti­di­en chao­tique pen­dant près de trente ans : sa ville, ses proches qui par­ticipent à l’essence du Caire et à son évo­lu­tion.

La Mont­golfière d’argent a été décernée au film japon­ais Destruc­tion Babies de Tet­suya Mariko. Il racon­te l’histoire de Taira qui ne s’exprime qu’en frap­pant. Ce jeune homme, orphe­lin, vit avec son frère dans le petit port de Mit­suhama sur l’île de Shikoku et cogne tous ceux qu’il ren­con­tre.

El Limonero Real de Gus­ta­vo Fondán a reçu une Men­tion Spé­ciale du Jury : ce film argentin met en scène l’errance poé­tique d’un homme le dernier jour de l’année. Le Prix du Pub­lic revient à My Father’s Wings de Kivanç Sez­er qui filme la Turquie d’aujourd’hui, ses iné­gal­ités, sa pré­car­ité, ses espoirs déchus.

Le Fes­ti­val des 3 Con­ti­nents, crée à Nantes en 1979, récom­pense exclu­sive­ment les ciné­matogra­phies (films, doc­u­men­taires) d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.