Le réal­isa­teur améri­cain de La Main sur le berceau (1992), L.A. Con­fi­den­tial (1997) et 8 Mile (2002) est mort hier à Los Ange­les à l’âge de 71 ans.

Après des débuts en tant que scé­nar­iste, Cur­tis Han­son réalise son pre­mier long métrage en 1972 : Sweet Kill, un film d’horreur indépen­dant. Plusieurs films à petit bud­get s’en­chaî­nent (dont Amer­i­can Teenagers avec Tom Cruise en 1983) avant son arrivée à la Direc­tors’ Guild, par­rainé par Don Siegel et John Cas­savetes, le point de départ d’une longue car­rière. Le pub­lic inter­na­tion­al le décou­vre en 1992 avec La Main sur le berceau qui obtient le Grand Prix du Fes­ti­val polici­er de Cognac. Rebec­ca De Mor­nay s’introduit dans la famille qu’elle juge respon­s­able de la mort de son mari en devenant la baby-sit­ter. Elle y dis­tille un doux et lent par­fum de vengeance.

Oscarisé pour L.A. Confidential

Cette notoriété lui donne les moyens de vis­er plus haut et d’af­firmer son style. En 1994, Cur­tis Han­son réalise le film d’aventure La Riv­ière sauvage (avec Meryl Streep), puis rassem­ble le pub­lic et la cri­tique avec L.A. Con­fi­den­tial, une adap­ta­tion d’un roman de James Ell­roy, un car­ton au box-office. Le réal­isa­teur dresse le por­trait noir, tortueux, de Los Ange­les, la ville de son enfance. Il reçoit l’Oscar du meilleur scé­nario pour ce film en 1998.

Il a dirigé Eminem

Nou­velle adap­ta­tion lit­téraire en 2000 : Won­der Boys, une comédie dra­ma­tique avec Michael Dou­glas et Tobey Maguire en tête d’af­fiche. Cur­tis Han­son restera l’homme qui a dirigé Eminem dans 8 Mile, film qui retrace les débuts du rappeur à Détroit. À la fin de sa car­rière, le réal­isa­teur cal­i­fornien opère un tour­nant vers la comédie (In Her Shoes, Lucky You). Son dernier film, Chas­ing Mav­er­icks (2012), nous plonge dans le monde du surf avec Ger­ard But­ler dans le rôle prin­ci­pal.