Entre le beau temps, l’ap­proche de l’été et l’ab­sence de films forts, qui peut être le fau­tif d’une telle déser­ti­fi­ca­tion des salles ? Les quar­ante pre­miers du box-office cumu­lent à eux tous à peine plus de 1,5 mil­lions d’en­trées : un désas­tre pour les exploitants qui doivent désor­mais tout miser sur la fête du ciné­ma pour rem­plir les caiss­es.

Au beau milieu de ce désert, aucun film ne parvient à sor­tir son épin­gle du jeu. S’il prend la tête du classe­ment, Triple alliance de Nick Cas­savetes (le père doit se retourn­er dans sa tombe) doit néan­moins se con­tenter de scores médiocres : avec seule­ment 214 000 entrées sur 387 écrans, le film porté par Cameron Diaz est l’un des plus faibles numéros 1 de l’an­née.

Beau­coup plus bas, The Two Faces of Jan­u­ary et Jer­sey Boys, respec­tive­ment sor­tis sur 218 et 270 écrans, peinent à dépass­er les 70 000 tick­ets ven­dus. Pour le sec­ond, il s’ag­it d’ailleurs d’un des plus mau­vais scores de la car­rière de Clint East­wood en France.

Loin d’é­galer les résul­tats des Neiges du Kil­i­mand­jaro, le nou­veau film de Robert Guédigu­ian est égale­ment à la peine : avec un peu moins de 40 000 entrées sur 128 copies, Au fil d’Ar­i­ane souf­fre prob­a­ble­ment d’un sou­tien de la presse plus mit­igé qu’à l’ac­cou­tumée.

Sor­ti sur 53 écrans, le film grec Xenia s’en sort tant bien que mal. Avec 15 000 tick­ets ven­dus sur sept jours, il devance néan­moins Résis­tance naturelle, sor­ti sur une com­bi­nai­son de salles qua­si équiv­a­lente, et ses 7 000 petites entrées.

Au beau milieu de cette iner­tie général­isée, Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? se main­tient inépuis­able­ment à la deux­ième place du box-office. En dix semaines, le film a déjà engrangé 9,5 mil­lions de spec­ta­teurs. Le film est désor­mais le treiz­ième plus gros suc­cès du ciné­ma français de tous les temps.