Le pro­gramme du Fes­ti­val Inter­na­tion­al de Ciné­ma qui se déroule à Mar­seille – autrement dit le FID – vient d’être dévoilé. Pour sa 26ème édi­tion (du 30 juin au 06 juil­let), l’équipe de Jean-Pierre Rehm a con­coc­té une pro­gram­ma­tion bouil­lon­nante, avec plus de 130 films présen­tés cette année. Léger aperçu des fes­tiv­ités mar­seil­lais­es.

Tout d’abord, du côté de la sélec­tion offi­cielle, on pour­ra notam­ment compter sur les nou­velles œuvres de Philippe Grandrieux, Andrew Kot­ting ou Lamia Jor­eige (en Com­péti­tion Inter­na­tionale), de Nico­las Boone, Gaël Lépin­gle ou Louis Sko­rec­ki (en Com­péti­tion Française) et décou­vrir des pre­mières œuvres dans la Com­péti­tion Pre­mier.

Ensuite, les Écrans Par­al­lèles s’an­non­cent par­ti­c­ulière­ment pléthoriques avec la pre­mière rétro­spec­tive d’en­ver­gure con­sacrée à Manoel de Oliveira depuis sa dis­pari­tion il y a quelques semaines. Déployée en cinq pro­grammes par­ti­c­ulière­ment copieux (près d’une ving­taine de films), cette pro­gram­ma­tion – sobre­ment inti­t­ulée Frôler l’é­ter­nité – s’at­tachera à réfléchir à la place de l’His­toire du Por­tu­gal (Non ou la vaine gloire de com­man­der), de la parole (Amour de perdi­tion) ou encore de l’en­fance dans l’œuvre du Maître de Por­to.

Égale­ment au pro­gramme de ces Écrans Par­al­lèles, une pro­gram­ma­tion autour de la danse inti­t­ulée Dehors la danse établie par Stéphane Bou­quet, écrivain, scé­nar­iste et danseur : «  La danse, si l’on veut, c’est “une forme de vie”, c’est-à-dire une façon de négoci­er – par le corps – avec les choses, d’inventer des pos­si­bil­ités de vie com­mune, une vie pour soi et avec les autres. Dehors la danse pro­posera donc non pas for­cé­ment des films de danse, ni même tou­jours des films où ça danse, mais des films qui inven­tent une cer­taine façon de bouger pour refonder la liai­son des hommes et du monde. » On pour­ra y voir Rab­bit’s Moon de Ken­neth Anger mais surtout des nou­velles pro­duc­tions mon­trées en pre­mière mon­di­ale qui s’ar­tic­u­lent autour de cette ques­tion.

Une pro­gram­ma­tion autour de por­traits – His­toire de por­traits – ver­ra s’en­tre­cho­quer les voix et les gestes, les corps et les réc­its : ain­si, du film de Car­o­line Cham­peti­er sur Bruno Nuyt­ten (Nuytten/Film), du film de Manuel Mozos sur João Bénard Da Cos­ta (ancien directeur de la Ciné­math­èque Por­tu­gaise) ou encore Les Mots et les choses de Mudimbe, por­trait de l’in­tel­lectuel con­go­lais par Jean-Pierre Beko­lo.

Autres réjouis­sances : les séances spé­ciales met­tront à l’hon­neur les dernières œuvres du cinéaste chilien Patri­cio Guzmán (Le Bou­ton de nacre) et du cinéaste por­tu­gais Miguel Gomes (Les 1001 Nuits). Qui s’en plain­dra ? Sans oubli­er le FID­Lab (plate­forme de sou­tien à la copro­duc­tion inter­na­tionale) et le FID­Cam­pus (ate­lier de for­ma­tion d’étudiants méditer­ranéens).

Toutes les infor­ma­tions pra­tiques et le pro­gramme com­plet : www.fidmarseille.org