“Claude Sautet entre dans le ciné­ma en 1960 avec son deux­ième long-métrage, Classe tous risques, adap­ta­tion sèche et très réussie d’un roman polici­er de José Gio­van­ni. Suiv­ra en 1965, L’Arme à gauche mais c’est avec Les Choses de la vie, en 1970, grand suc­cès pub­lic, qu’il trou­vera sa voie. Celle d’un ciné­ma voué à décrire la classe moyenne ou la bour­geoisie française, entre aspi­ra­tion sociale et malaise feu­tré.

Drames psy­chologiques tein­tés d’ob­ser­va­tions soci­ologiques (Vin­cent, François, Paul et les autres, Mado), les films de Sautet tendaient pro­gres­sive­ment vers un faux clas­si­cisme han­té par toute sorte de failles et de mys­tères (Quelques jours avec moi en 1988, Nel­ly et mon­sieur Arnaud en 1995). Il a été aus­si un des scé­nar­istes les plus doués du ciné­ma français.”

(extrait du cat­a­logue édité par la Ciné­math­èque Française).

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