C’est à l’âge envi­able de 98 ans et après une car­rière bien rem­plie que le comé­di­en new-yorkais Eli Her­schel Wal­lach s’est éteint ce mar­di 24 juin. La postérité est sou­vent sélec­tive : de ses rôles dans quelque 80 films et autant de télé­films (le pre­mier étant rien moins que Baby Doll d’Elia Kazan où il fut déjà remar­qué), on retien­dra le plus assuré­ment Tuco Ramirez, le cupi­de ban­dit mex­i­cain du Bon, la Brute et le Truand (Ser­gio Leone, 1966). Pour­tant, si lui-même affir­mait avec humour qu’il avait joué “plus de ban­dits, de voleurs, de chefs de guerre, d’a­gresseurs et de mafiosos que vous ne pour­riez en compter”, sa car­rière de près de 60 ans (achevée donc sur The Ghost Writer et Wall Street : l’ar­gent ne dort jamais) lui aura large­ment per­mis de mon­tr­er que son tal­ent n’é­tait pas réductible à une éti­quette (qu’il soit “truand”, “ugly” ou “cat­ti­vo”).