Les Ren­con­tres du ciné­ma doc­u­men­taire (4–12 octo­bre) ont débuté depuis ce lun­di, un ren­dez-vous désor­mais fort bien établi, pro­posé par Périphérie. Et par­ti­c­ulière­ment bien nom­mé car, s’il serait tout de même éton­nant que Chris Mark­er sorte du bois à cette occa­sion, on pour­ra compter sur la présence de nom­breux réal­isa­teurs, sous forme d’avant-premières, de ren­con­tres, d’ateliers. C’est aus­si une manière pour Critikat, heureux parte­naire de cette man­i­fes­ta­tion, d’affirmer un posi­tion­nement édi­to­r­i­al en faveur du doc­u­men­taire. Ce n’est cer­taine­ment pas sa seule fonc­tion, mais le ciné­ma, tous gen­res con­fon­dus, doit aus­si être un révéla­teur sub­jec­tif de la com­plex­ité du réel – présent comme passé. Film de la semaine de notre site, Entre nos mains de Mar­i­ana Otero a été pro­jeté pour la soirée d’ouverture des Ren­con­tres ; après les déc­la­ra­tions de Rose­lyne Bosch, après Hors-la-Loi (cf. édi­to de la semaine dernière), cette man­i­fes­ta­tion et ce film invi­tent au refus d’un didac­tisme util­i­tariste du ciné­ma et à l’accueil de ce dernier comme une caisse de réso­nance por­teuse de sens, au pluriel. On allait oubli­er de sig­naler que l’ensemble de la pro­gram­ma­tion est tra­ver­sée cette année par la thé­ma­tique « Lan­gage et parole »… Il s’ag­it d’une autre invi­ta­tion : (re)prendre langue avec ces Ren­con­tres du ciné­ma doc­u­men­taire.