Cycle 3D à la Cinémathèque

Cycle 3D à la Cinémathèque

Cycle 3D à la Cinémathèque


The Pow­er of Love : c’est avec ce titre engageant qu’en 1922 est arrivé pour la pre­mière fois sur le grand écran ce que nous con­nais­sons aujour­d’hui sous le terme de 3D. Gim­mick ultime de la cinéphilie, le procédé veut bris­er la dernière lim­ite : celle de l’écran. La fic­tion tend la main, telle celle de la Créa­ture du lac noir, vers le spec­ta­teur. Est-ce bien inno­cent ? En tous cas, c’est le fris­son de l’inédit, la sen­sa­tion de la fic­tion touchant le réel que recherche le spec­ta­teur de ce “genre” bien étrange, pour tou­jours label­lisé bis. Alors qu’au­jour­d’hui James Cameron vise à repouss­er les lim­ites de la 3D avec le très ambitieux Avatar, la Ciné­math­èque revient sur les heures de gloire de ce qui est plus qu’une sim­ple coquet­terie com­mer­ciale de mogul. Entre les con­férences thé­ma­tiques, et la pro­gram­ma­tion des grands clas­siques des âges d’or de la 3D (les années 1950 et 80), la ques­tion se pose aujour­d’hui rue de Bercy : qu’ar­rivera t‑il si un jour le spec­ta­teur parvient enfin à saisir la pat­te grif­fue de la Créa­ture de Jack Arnold ?

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